jeudi 25 avril 2013

la région de Marrakech

 Les Souks de la région de Marrakech
La définition du dictionnaire est parfaite pour illustrer les souks hebdomadaires de la région de Marrakech.
Véritable carrefour, les souks sont le lieu de passage obligé des habitants de la ville et de ses environs. Tout s’y passe, tout se vend, tout s’achète et tout se négocie.
Les paysans apportent leurs productions agricoles et artisanales : grains, fruits, légumes, bétail, œufs, beurre… mais aussi poteries, laine, tapis, etc. Ils repartent avec les produits venus de la ville : sucre, thé, épices, huile, pétrole, ustensiles en plastique …
Une importante partie du souk est réservée à la restauration, à emporter ou à consommer sur place, dans des installations construites à cet effet.
C’est aussi un lieu de contacts sociaux, de rencontre avec l’administration : état civil, justice, poste, soins médicaux sont souvent réglés sur le souk. Pour toutes ces raisons, il est un élément important de vie et d’organisation régionale.
A l’origine, ces lieux étaient privilégiés par les caravaniers qui échangeaient leurs denrées avant d’affronter le désert marocain, et rapidement ils devinrent un lieu de regroupement des populations qui commencèrent à s’implanter à proximité.

jeudi 11 avril 2013

Marrakech, histoire de la ville

Capitale du Sud, et quatrième ville du pays (903 589 d’habitants, recensement de 2009), Marrakech fut fondée en 1062 par les berbères sahariens venus du désert de l’autre côté de l’Atlas (l’actuelle Mauritanie). Leur chef Abou Bekr, avait établi son camp dans la plaine du Haouz, à proximité de la butte rocheuse du Guéliz, endroit si dangereux que les Berbères l’avaient appelé  « Morr koch » (« Passer vite »).
Rappelé dans le Sud pour mater une révolte, il confie le pouvoir à son cousin Youssef Ibn Tachfin qui entreprit la construction d’une ville fortifiée (avec ses remparts) et fit creuser des puits ainsi qu’un vaste réseau souterrain de canaux d’irrigation (« khettaras »), toujours utilisé pour acheminer l’eau dans les jardins de la ville. En vrai saharien, il fit aussi planter des palmiers, d’où la présence encore aujourd’hui d’une grande palmeraie.
De cette ville, Youssef partit à la conquête du Nord du Maroc, puis du sud de l’Espagne et, quarante ans après sa fondation, Marrakech était devenue la capitale d’un royaume s’étendant de la Castille au Tafilalet.
Youssef consacra une grande partie du butin provenant de la conquête de l’Espagne à l’agrandissement et à l’embellissement de la ville. A sa mort en 1106, il légua à ses successeurs un véritable joyau d’architecture.
En 1147, des berbères de l’Anti-Atlas, prêchant une réforme religieuse radicale, les Almohades, s’emparent de Marrakech et fondent une nouvelle dynastie. Sur les ruines du palais des Almoravides, Abd el-Moumen élève une mosquée, la Koutoubia, terminée par Yacoub El Mansour (« le Victorieux »), dont l’admirable minaret domine encore la ville.
D’après une légende berbère, le rouge, couleur de Marrakech, provient de la couleur du sang abondamment répandu pour l’implantation de la Koutoubia. Et la cité, en bonne partie rasée (à l’exception des murs), fut reconstruite par des artisans en majorité andalous...